Essayez votre prochain téléphone portable sur Internet

Lassé de votre téléphone, ou sous le charme du dernier téléphone à la mode, vous vous ne trouvez pas le temps de vous rendre dans une boutique physique pour faire un essai. Ce n’est plus un souci, car la société TryPhone, dans la logique des essais virtuels d’accessoires (YouAreTheModel) a lancé un site permettant d’essayer/manipuler votre potentiel futur téléphone (découvert sur le blog de Laurent Vermot Gauchy).

Avec Tryphone, essayez votre téléphone portable directement sur Internet

L’idée est de cliquer directement sur le clavier et les touches du téléphone à l’écran pour vous balader dans les menus et découvrir les fonctionnnalités offertes. Pour une fois, par le biais de cette initiative, on se rend compte que l’expérience offerte sur Internet peut se révèler complémentaire à celle offerte en boutique physique, et surtout bien meilleure. Personnellement, je reste assez déçu de mes expériences avec les téléphones de démonstration. Ils ne sont que des coquilles vides (pas possible de les allumer), ils ne pèsent pas le bon poids (la batterie est retirée), ils sont mal finis et en piteux état.

Lors d’une de mes visites dans une boutique Orange, un acheteur s’est orienté vers un Smartphone à plus de 800 euros. Il a alors appelé le vendeur et il lui a demandé s’il était possible de voir à quoi ressemble le téléphone allumé avec son système d’exploitation et l’organisation des menus. Le vendeur lui a alors expliqué qu’il n’avait pas de modèle de démonstration qui fonctionne vraiment, et que le client devait d’abord acheter le produit et ensuite seulement le vendeur ouvrirait un carton et allumerait le téléphone… Satisfait ou remboursé ? Le client est parti sans acheter le produit, et le vendeur lui a conseillé d’aller voir sur les sites Internet ou de demander à un ami pour voir le téléphone en fonctionnement et de revenir ensuite. Pathétique !

Aujourd’hui en tout cas avec TryPhone vous pourrez essayer les téléphones en ligne et vous rendre compte du rendu graphique et de l’organisation plus ou moins logique des menus et fonctionnalités, et juger de l’ergononmie globale en terme d’interaction avec le clavier et les différents boutons présents.

Le catalogue présenté sur le site ne contient que quelques références, mais je pense que les constructeurs ont tout intérêt à jouer le jeu pour compléter les gammes. Les équipementiers ont les moyens de diffuser des informations de ce type et ils ont tout intérêt à le faire quand on voit la maladresse avec laquelle les opérateurs et autres acteurs vendent leurs produits…

Le business model actuel est l’affiliation via Amazon, mais je pense qu’il serait plus pertinent de vendre des fiches produits à des e-commerçants et opérateurs. Plus je réfléchis à ce site, plus je me demande pourquoi personne n’y avait pensé.

IPod en 3D, utilisable via son interface

Dans la même veine, via le blog RichCommerce, on pourra regarder la modélisation en 3D de l’iPod, qui en plus est utilisable via ses boutons. Il faudrait donc proposer à TryPhone de rencontrer les gens de VisonWeb3D, ils pourraient faire un carton !

Vous l’aurez compris, mettre en valeur un produit est un des meilleurs leviers pour le vendre. Naturellement, il faut étudier les coûts liés et réfléchir à accorder un tel traitement de faveur uniquement aux produits avec fort potentiel de vente et une marge suffisante. Améliorez les taux de conversion ne doit jamais se faire en défaveur de la rentabilité économique.

Criteo prend de l’ampleur

Criteo

Criteo vient de lever un montant de 7 millions d’euros. Les investisseurs sont le fonds Index Ventures, déjà dans le capital de Skype et Joost, ainsi que les partenaires historiques de Criteo, AGF Private Equity et Elaia Partners. C’est une aubaine pour cette jeune start-up française spécialisée dans l’analyse prédictive en temps réel. Elle va désormais pouvoir se déployer en Europe alors que la concurrence s’avère déjà redoutable, notamment à cause de l’arrivée de concurrents américains tels que Aggregate Knowledge et ChoiceStream (qui viennent de lever 20 et 25 millions de dollars !)

Alors que les catalogues des sites d’E-commerce sont de plus en plus conséquents, le filtrage apparaît comme une solution de plus en plus incontournable pour transmettre les bonnes informations aux bons utilisateurs. Voilà une des priorités pour l’avenir de l’Internet marchand.

Les systèmes de filtrage et outils de recommandation équipent de plus en plus de sites d’E-commerce. Comme on le sait, la référence dans ce domaine est le système mis en place par Amazon. La méthode est désormais bien connue : on choisi le titre d’une œuvre (film ou livre par exemple) puis de nouvelles suggestions d’achats, souvent pertinentes, nous sont ensuite proposées grâce à un petit logiciel traitant les pages vues par des trackers. Criteo s’adresse donc, en premier lieu, aux sites d’E-commerce. Les recommandations, à condition d’être pertinentes, permettent d’augmenter le panier moyen tout en mettant en valeur le fond de catalogue. La technologie exploite ainsi les ressources de la « long tail ». Mais Criteo peut aussi compter parmi ses clients des portails de contenus (sites d’annonces immobilières ou recherche d’offres d’emploi…), des blogs, et des plates-formes publicitaires. Pour Jean-Baptiste Rudelle, patron de Criteo, il n’y a que le business model, basé sur le partage des revenus, qui change d’un type de client à l’autre: « Dans l’E-commerce, qui représente les deux tiers de notre chiffre d’affaires, nous prenons un pourcentage de 5% des ventes incrémentales, alors que pour les portails de contenus et sites médias, nous facturons au millier de pages vues ».

Quant à la technologie, elle fonctionne dans n’importe quelle langue puisqu’il s’agit d’analyser les préférences et le comportement des internautes.

Au niveau des performances, Criteo se montre efficace puisque d’après Jean Baptiste Rudelle, les internautes qui cliquent sur les widgets Criteo ont un panier moyen 40% supérieur aux autres.

Pour 2008, la société prépare de nouveaux services pour les bloggeurs. Il s’agit notamment de Criteo Cloud : « nous réalisons une cartographie d’un site en fonction d’un univers de mots-clés. Puis lorsqu’un visiteur arrive, un nuage de tags apparaît avec les mots-clés les plus pertinents selon son profil. Si l’internaute clique sur un de ces tags, il atterrit sur une page de résultats listant les pages du site qui y sont liées », explique Jean-Baptiste Rudelle.
Criteo widget

Ce devrait être, selon lui, le produit phare de Criteo pour cette nouvelle année. A tester des maintenant en version bêta

Réseaux de Ciblage Comportemental

Le ciblage comportemental (ou Behavioral Targeting) fait beaucoup de buzz depuis quelques années, et particulièrement depuis que Facebook a lancé son projet Beacon. Certains y voient une méthode intelligente d’adresser du contenu ciblé aux internautes tandis que d’autres y voient une aberration totale, comme par exemple Jack Jia de E-commerce Times.

Jack prend l’exemple d’une femme achetant des habits pour ses enfants, une cravate pour son mari puis un cadeau pour sa sœur. Aucune cohérence dans les achats, créant un profil « schizophrène ».

Mère – Femme – Sœur

Un consommateur a trop de facettes, de rôles, de « profils » pour que l’on puisse lui proposer des offres adaptées un jour donné. Le ciblage est très aléatoire et a peu de chance de répondre aux attentes de l’internaute.

C’est mieux que rien diront certains. Et il semblerait qu’Amazon et Toys”R”Us soient de cet avis.

Un ami d’Anil Batra lui racontait avoir cherché des Lego sur le site de ToyRUs et aperçu quelques jour plus tard des produits Lego sur sa page d’accueil Amazon, dans la partie « Recommandations ». Il lui assurait n’avoir jamais fait de recherche Lego sur Amazon.

Les deux entreprises partageraient-elles leurs données sur les comportements de leurs clients ?

Anil Batra a donc fait l’expérience lui-même. Il a d’abord vérifié n’avoir aucun produits liés à la marque Lego sur sa page Amazon, est ensuite allé sur le site ToysRUs, a effectué une recherche Lego et est revenu sur le site d’Amazon. Rien n’était apparu. Il a vérifié les jours suivants et toujours rien.
Trois semaines plus tard, son ami lui reparle de cette histoire. Il revient donc sur Amazon, et que trouve-t-il ? Des recommandations pour des produits Lego…

S’agit-il ici d’un coup de chance ou d’un transfert de données entre les deux compagnies (Amazon et ToysRUs étant de toute façon partenaires) ?

Voici ce que nous pouvons trouver dans les mentions légales de ToysRUs:

« We may also utilize service providers to assist us in aggregating customer information. We may then share such aggregated information with prospective marketing partners and advertisers. »

Il est très fort possible que cela soit de la pure coïncidence, mais connaissant Amazon et son avance dans la personnalisation et le ciblage client, ce ne serait pas étonnant d’avoir ici affaire à un réseau de ciblage comportemental.

A vous d’essayer, et revenez dans trois semaines nous confirmer ou non cette histoire ! - ou comment faire revenir ses lecteurs ;)

Rugby 2007 / Faire naître de la frustration une vraie satisfaction !

J’ai la chance de pouvoir assister dimanche prochain au match capital pour l’avenir du XV de France, à savoir le match Irlande-Argentine, Dimanche prochain à 17h au Parc des Princes.

Oui mais voilà : à 15h se déroule aussi un match important… France-Géorgie !

Petite frustration pour le fana de Rugby que je suis… La question se pose donc : Est-ce que je ‘zappe’ complètement France-Géorgie ? Est-ce que je regarde la première mi-temps quitte à arriver dans la cohue sur place ? Est-ce que je cherche un bar (bondé) près du Parc des Princes ?

Heureusement pour moi, l’équipe d’organisation voit juste. Non seulement elle a organisé la retransmission du match de la France sur les écrans géants du Parc des Princes, mais elle a surtout eu le réflexe et l’intelligence de prévenir par e-mail tous les possesseurs de billets dont ils possèdent les coordonnées :


E-mailing Coupe du Monde de Rugby 2007

Un bel exemple d’utilisation du canal internet pour répondre à une frustration… et augmenter la satisfaction client ! Bravo…

Convention e-Commerce - Jour 2 - Emailing et génération de trafic

Emailing - quelques chiffres et best practices

Délivrabilité, réputation d’adresse IP, taux d’ouverture… Voilà quelques mots clefs de la matinée de mercredi pour tous ceux qui avaient choisi de participer aux conférences sur l’emailing. A la table des orateurs se sont succédés EmailingSolution qui a présenté le baromètre des performances et des bests practices 2007 et MailPerformance accompagné de SurInvitation.com (la filiale de vente privée de TF1) qui ont pour leur part ré expliquer les clefs de la maîtrise de la délivrabilité.

Emailingsolution a détaillé les résultats de son baromètre. On pourra ainsi retenir que le taux d’ouverture des mails (tous secteurs confondus) est passé de 47% au T1 2004 à 27% au T2 2007 et que sur la même période le taux de click sur email est passé de 12% à 7%. La présentation a ensuite dérivé sur les spécificités de chaque secteur. En effet l’explication des baisses constatées, il faut la chercher à ce niveau, car naturellement les clients ne regardent pas de la même manière un mail envoyé par un banquier ou par un ecommerçant, et les pratiques à mettre en oeuvre ne sont pas les mêmes.

Sur les Medias/Presse, insérer un formulaire de mise à jour d’e-mail dans chaque newsletter : les taux d’ouverture étant structurellement plus faibles (les internautes savent qu’ils reçoivent ces mails mais les lisent quand ils ont le temps), assurez vous de pouvoir garder un e-mail valide dans le temps. Sur le Tourisme/Voyage, Emailingsolution recommande de mettre en place des fonctions de suspension d’envoi jusqu’à une date donnée, par exemple jusqu’aux prochaines vacances, lorsque les offres de voyages intéresseront vraiment les clients concernés. Concernant le format des e-mails, le format HTML supplante quasiment en totalité le format Texte (98% html), et ceci même pour les e-mails ne contenant que du texte : l’encapsulation dans du HTML permet de tracker les taux d’ouverture et de clic ! Pour obtenir le détail du baromètre 2007, il vous suffit d’envoyer un mail à bienvenue@emailingsolution.com.

Parmi les autres best practices et les questions intéressantes du public, nous avons retenu qu’il fallait créer une landing page pour les personnes qui désirent se désabonner, car il s’agit d’essayer de recadrer la thématique ou réduire la fréquence d’envoi afin de ne pas totalement perdre le contact avec le client. Autre leçon, toujours réaliser un test de plusieurs versions sur un échantillon réduit de sa base pour ensuite envoyer le mail le plus performant en terme de conversion.

Concernant la délivrabilité, MailPerformance nous a présenté les nouveaux principes des Fournisseurs d’accès et de services d’e-mail désormais basés sur un principe de scoring des IP et des DNS d’envoi (depuis 2007). La réputation de chaque envoyeur est basée sur le spamtrap (envoi de mails à des adresses où aucun mail n’est censé arrivé), le NPAI hard user (envoi de mails à des comptes inexistants sur des domaines existants) et sur le taux de plainte des internautes via les fonctions signaler un abus des boites mails. Donc il faut nettoyer sa base d’emailing régulièrement et puisque la réputation est basée sur l’IP de l’envoyeur, il faut utiliser une IP différente pour les campagnes d’acquisition, campagne où naturellement la réputation risque d’être dégradée. La conclusion de MailPerformance : faire appel à un professionnel permet de garantir une ‘délivrabilité’ des messages optimale que vous ne pourriez pas obtenir vous-même.

Les chiffres intéressants qu’on aura pu entendre : le recrutement de SurInvitation.Com est réalisé à hauteur de 40% sur parrainage et Hotmail supprime chaque jour, automatiquement, 5 milliards de mails…

L’après-midi, nous avons pu suivre deux problématiques qui vous intéresseront certainement : la génération de trafic qualifié avec les acteurs du marketing direct et du CRM, et le référencement avec quelques spécialistes de la question.

Génération de trafic qualifié

La société Neolane, éditeur de logiciels français, a présenté son savoir-faire en terme d’outil de CRM qui permet de gérer la problématique du plan de vie client avec le scoring. Ainsi, leur processus s’articule en 5 grandes phases : génération des leads, élevage des leads, gestion des opportunités (sur base de scoring), transformation et communication relationnelle. L’objectif est de récupérer à chaque instant le maximum d’information aussi bien au niveau de la navigation que des avis exprimés, et surtout en intégrant la dimension multicanale. Qualifier sa base utilisateur, c’est-à-dire enrichir l’information collectée sur chaque utilisateur, peut avoir du sens même pour Skyrock, qui utilise la solution Neolane pour revendre du contact qualifié, qui coûte naturellement plus cher.

Dans un deuxième temps, c’est Mediastay qui est venu présenté son activité de marketing direct, avec notamment sa collaboration avec l’excellent Jean Pierre Naddir et le site EasyVoyage. Mediastay se cache derrière les sites Kingoloto, Grattage.com et KingoMusic, et s’occupe de recruter des prospects qualifiés pour ses clients. Ils les aident aussi à monétiser leur propre base client via notamment le programme

Référencement

Yooda nous a présenté (sans slides !) son logiciel d’analyse concurrentielle du référencement. Ils équipent la plupart des acteurs du marché, et notamment une très grande partie des agences de conseil en référencement. Leur credo : analyser les ‘vraies’ recherches de internautes, qui ne sont pas forcément les axes de communication des marques ! Vous faîtes des assurances ? Communiquez aussi bien sur crédit, emprunt, prêt que taux de crédit/d’emprunt/de prêt, rachat de crédit/d’emprunt/de prêt et ainsi de suite.

Suite du groupement ‘référencement’ avec David Degrelle de 1ere Position qui nous a parlé de référencement naturel et de la longue traîne des requêtes réalisées par les internautes. Les requêtes ont en effet tendance à se complexifier avec le temps et leur diversité est aujourd’hui énorme. Alors qu’une requête comptait 1,2 mots en 1998, elle compte en moyenne 3,3 mots en 2006. L’application de la longue traîne à ce phénomène, c’est dire que la grande masse des requêtes isolées génère un trafic au moins aussi important et avec un meilleur taux de transformation que les quelques « grandes » requêtes tapées par les internautes pour entrer sur votre site. Quelques techniques pour profiter de cet effet : mettre des liens sur des sites partenaires avec des libellés -balise ‘title’- proches de requêtes, avoir un nom de domaine ancien, créer du contenu et rafraichir et modifier ces pages fréquemment (blog, forum, wiki, …), mettre des liens sortants chez des sites en relation avec le votre. Enfin, deux recommandations générales qui pourraient vous intéresser : un titre de page (Title) doit contenir entre 50 et 80 caractères et une balise «meta Desc » de description de page doit contenir entre 150 et 200 caractères.

La journée ne s’est pas arrêtée là pour nous, puisque nous sommes allés discuter avec les éditeurs de solution de webanalyse, et nous avons rencontré des acteurs qui travaillent sur quelques fonctionnalités spécifiques visant à accroître les taux de conversion : plein de trouvailles dont nous vous ferons part prochainement.

En espérant que ce reportage vous a plu.

A demain

Raphaël et Thomas