KPI: mieux identifier pour mieux optimiser

Comme nous avons pu le constater dernièrement, les services de Web Analyse sont de plus en plus nombreux sur la toile: Google Analytics, Omniture, Web Trends, Clicky…
Ils permettent de tracer chaque visiteur d’un site, d’étudier son comportement et à une échelle plus macro d’identifier les atouts et les faiblesses du site en question. Ces outils permettent donc d’obtenir d’importantes données statistiques afin de mesurer la performance et d’aider à la prise de décisions managériales.

Je remarque la difficulté à faire le tri parmi tous les éléments mesurables et je trouve qu’il devient rapidement facile de se perdre au milieu de toutes ses infos. Elles sont toutes intéressantes, mais la difficulté réside dans l’identification des KPI (Key Performance Indicators) alors que l’enjeu est important puisqu’il s’agit d’améliorer les leviers d’optimisation du site. Bien sûr il n’y a pas de recette incontournable puisque par définition les KPI sont propres à chaque site. Mais on peut respecter quelques règles simples afin de faire la distinction entre une simple donnée statistique et un KPI.

Quelles sont les spécificités des KPI pertinents ?

D’abord, il faut bien noter qu’un KPI est un élément mesurable mais qu’un élément mesurable n’est pas forcément un KPI.
Voici les caractéristiques d’un bon KPI :

  • 1. Un KPI est défini par la direction et répercute les objectifs organisationnels. Les objectifs sélectionnés orientent la mesure de la performance.
  • 2. Un KPI est lié à son contexte.
  • 3. Un KPI repose sur des données légitimes en utilisant la technologie.
  • 4. Un KPI est facilement compréhensible : il doit être présenté simplement sur le poste de travail en fonction de la nature de l’information et des préférences des utilisateurs.
  • 5. Un KPI mène à l’action : l’information est donnée en temps réel, lorsque la décision peut être prise.

Une fois les KPI identifiés, on peut les séparer en deux grandes catégories : les KPI que j’appellerai « de constat » et les KPI « de diagnostic ». Cette nuance est importante en vue d’une interprétation plus juste.

Les KPI « de constat » reflètent les niveaux de performance en fonction des zones du site.

  • Le taux de conversion : le meilleur exemple puisqu’il indique l’efficacité globale du site, mais il n’explique pas pourquoi le taux est à ce niveau-là.
  • Le nombre de visites indique la popularité d’un site et l’évolution de celle-ci, mais n’explique pas pourquoi le site génère du trafic.
  • Le temps passé sur le site indique comment les visiteurs trouvent le site mais ce KPI seul ne permet pas de savoir pourquoi les visiteurs se comportent ainsi.

Les KPI « de diagnostic » permettent de comprendre le « pourquoi » et d’établir des pistes d’amélioration :

  • Le taux de rebond montre un décalage entre l’attente des visiteurs et le contenu de la page d’accueil. S’il est élevé, cela prouve que les visiteurs ne trouvent pas ce qu’ils étaient venu chercher.
  • Le taux de remplissage du formulaire. Si le taux est faible, cela démontre que le contenu du formulaire et l’offre qu’il propose ne sont pas équilibrés. Soit il demande trop d’informations (ou les mauvaises informations) soit l’offre n’est pas à la hauteur.

Les KPI sont donc nombreux, variés, et difficiles à identifier. Mais cette étape est incontournable. Et l’interprétation qu’il en résultera se révélera alors aussi importante pour optimiser le site que le travail d‘identification préalable aura été complexe.

Optimisation de sites Internet : les mastodontes s’invitent à la table de jeu !

Vu sur le blog de Ian Thomas, le responsable du projet Gatineau (Web Analytics) chez Microsoft : Accenture rachète Memetrics ainsi que Maxamine, deux outils d’optimisation et de testing assez connus sur le marché américain, pour un montant inconnu.

Visiblement, Accenture a choisi ces outils pour alimenter les recommandations de sa business unit Consulting “Marketing Sciences”. Evidemment, la typologie de client d’une entreprise comme Accenture est plutôt axée “CAC40″, et le positionnement plutôt orienté Direction Marketing voire Direction Générale. Une bonne manière pour eux de vendre à ce type de compte en grande majorité “Offline” ce que font les pure players Internet américains depuis quelques années (et… ce qu’une infime minorité de sites français font !).

Anecdote 1: Le site Memetrics.com pointe déjà vers un communiqué de presse relatant le rachat par Accenture. Envolée, la présentation de la société, de son positionnement et de ses références clients ! ;-)

Anecdote 2: Un commentaire sur le blog de Ian Thomas relate que le site d’Accenture a taggé la page de son communiqué de presse relatant le rachat de Memetrics avec … Offermatica (concurrent de Memetrics racheté l’année dernière par Omniture).

Tout ca… pour ca… ;-)

Clicky: Nouvelle plateforme de web analyse

logo clicky

Clicky est un nouveau type de site de web analyse qui possède de multiples fonctionalités innovantes ainsi qu’une interface efficace et propre qui traduit les principaux objectifs de Clicky: la facilité d’usage et la présentation des données. Fondé en 2007 par Sean Hammons, développeur web autodidacte, Clicky s’adresse aux sites de petite ou moyenne taille (50% des utilisateurs actuels sont des blogs).

    Qu’apporte Clicky par rapport à Google Analytics ?

Si vous avez un site à forte popularité et que vous êtes seulement intéressé par les tendances de vos utilisateurs, Google Analytics est sans aucun doute le bon produit. Clicky n’offre pas autant de données sur les tendances ou les segmentations croisées (possibilité de comparer plusieurs tendances). Par contre Clicky se démarque sur les fonctionalités suivantes (liste non exhaustive):

  • Interface simple et rafraîchissante
  • Détails sur les actions de chaque utilisateur
  • Données updatées en temps réel
  • API gratuit: (Widgets à gogo)
  • Statistiques via RSS
  • Une page d’espionnage (’spy’) qui montre en temps réel les actions des visiteurs
  • Des nuages de tags pour les mots clés et domaines référant

La page d’entrée du site Clicky expose un tableau comparatifs des offres concurrentes: Google Analytics, SiteMeter, SiteCounter, Mint, FeedBurner.

Accés aux stats via RSS
rss clicky

Le panneau principal
panel p

La vue par visiteur
visteurs

L’espionnage en temps réel
spy clicky

Actuellement Clicky est gratuit avec toutes ses fonctionalités (offre Professionnel) pendant 21 jours. Ensuite il restera gratuit mais avec moins de fonctionnalités et limités a un trafic de 1000 pages par jour. Pour l’offre professionnelle il faudra débourser 7€ par mois, ou 40€ par an. Dans tout les cas je vous conseille d’y jeter un coup d’oeil sur cet outil fun et à fort potentiel.

Web Analyse & Conversion: maturité du marché Français

Il suffit de faire un peu de veille pour se rendre compte de la multitude d’outils consacrés à l’optimisation de sites web qui existent sur le marché. C’est une surprise pour personne, la plupart sont américains. Plusieurs signes nous rappellent à quel point la France accuse son retard dans le domaine.

Tout d’abord sur la connaissance (et encore moins sur l’utilisation) de ces outils.
Par exemple, sur cette liste d’outils (non exhaustive), lesquels connaissez-vous ?

Il est vrai qu’il s’agit avant tout d’un problème d’éducation, de sensibilisation des acteurs du web français aux problématiques de conversion ou encore de Web Analyse. On voit tout de même une nette amélioration ces derniers temps (principalement chez les Pure Players), un début de prise de conscience sur l’importance de ces sujets, mais c’est encore loin d’être un automatisme.

Pour montrer un peu l’écart qui nous sépare de nos voisins américains, l’étude réalisée par la WAA (Web Analytics Association) nous montre que 70% des organisations prévoient d’augmenter en 2008 leurs dépenses en web analyse.

Quand à nos amis du Royaume-Uni, les dépenses en web analyse ont augmenté de 25% pour atteindre les 70 millions de livres en 2007.

Un deuxième élément qui nous permet de mesurer l’ampleur du phénomène outre-Atlantique est les salaires réservés aux web-analystes :

Salaire moyen par rapport au poste


La rareté des profils compétents est telle que l’ancienneté dans le secteur est très vite récompensée :

Salaire moyen par rapport à l'ancienneté

On peut toutefois se demander qui peut bien avoir plus de 7 ans d’expérience en Web Analyse…
Alors, devrons-nous attendre comme d’habitude 3 ou 4 ans de plus qu’aux USA pour voir la même chose en France ?

Ceci dit, je pense que des outils tels que Google Analytics, par sa gratuité et son apparente facilité d’utilisation (je ne parle pas de facilité d’analyse !), aident grandement à la « vulgarisation » de la problématique et peuvent accélérer le processus d’éducation.

Google Analytics : recherche interne + quelques liens utiles

Google a sorti le mois dernier une nouvelle fonction (indispensable) - bien cachée - pour son outil de webanalyse Google Analytics, et que vous pouvez maintenant paramétrer : le tracking du moteur de recherche interne.

Quels sont les mots-clés tapés par vos visiteurs dans votre moteur de recherche (avec quelles occurences, … ?). Si vous souhaitez activer cette fonction il faut (le process n’est pas très “Google”… ;-) )

  1. Entrer sur la home page “Paramètres Analytics” de votre compte
  2. Cliquer sur “Modifier” sur la ligne de votre profil de site web
  3. Cliquer sur “Modifier” en haut à droite de l’encadré “Informations sur le Profil du site Principal”
  4. En bas de cette page, cliquer sur “Effectuer le suivi de la recherche sur site”

Google Analytics Recherche interne sur site

Une fois arrivé ici, il faut vous paramétrer le suivi de recherche. La première chose à faire est d’indiquer le paramètre de recherche de votre site. Exemple pour notre blog, le paramètre de recherche est “s” car l’adresse d’une page de résultat issue de la recherche “truc” est “http://www.blog-conversion.com/index.php?s=truc”.

Le choix de supprimer ou de conserver les paramètres d’URL implique la chose suivante : si vous décidez de la conserver, Google Analytics conservera dans le rapport autant de pages différentes recherche.php=?recherche1, recherche.php=?recherche2, … que de recherches effectuées. Si vous décidez de supprimer les paramètres d’URL, Google retiendra que recherche.php a “fait” n pages vues sans préciser les paramètres (n correspondant au nombre de recherche). Sachant que la fonction “Site search” permet d’analyser les recherches en détail, supprimer les paramètres permet de rendre vos rapports un peu plus propres.

Dernier point : les catégories. Les catégories permettent de distinguer les produits. Si nous avions plusieurs catégories (Article, brève, video, …) de contenu, notre page de résultat aurait par exemple pour URL : “http://www.blog-conversion.com/index.php?s=truc&category=article”, et ajouter “Category” comme paramètre de catégorie permet de segmenter les différentes recherches par… catégorie ;-)

Pour aller plus loin, je vous encourage à aller voir 3 blogs qui traitent fréquemment de l’utilisation un peu plus active d’Analytics:
- www.analytics.fr / The Analytics Factor (en français), rédigé par le responsable Google Analytics Europe du Sud
- Lunametrics, le blog de Robbin Steif, consultant US agrée Google Analytics, qui a écrit plusieurs posts sur le filtrage et la segmentation sous Analytics.
- Le blog Webanalytics d’OX2, confrères spécialisés dans la webanalyse où Julien Coquet donne quelques conseils.

N’oubliez pas notre article d’il y a quelques mois concernant le choix de la largeur du champ de recherche (qui peut être adapté à l’usage qu’en font les utilisateurs !)

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