Maslow, expérience utilisateur et plan de vie client (2/2)

Dans mon précédent billet, je vous avais promis de revenir sur la relation qu’il existe entre le plan de vie client et la pyramide de Maslow. Il ne s’agit pas de réécrire toute la théorie psychologique décrite par Maslow dans sa théorie de la Motivation, mais juste se rappeler qu’il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs, et qu’un site ne doit pas être pensé autour d’une visite unique, mais autour d’une relation plus ou moins longue s’établissant entre l’internaute et le site/la marque.

La pyramide des besoins de Maslow

Définition s’illustrant de Wikipédia

La pyramide des besoins est basée sur une théorie élaborée à partir d’observations réalisées dans les années 1940 par le psychologue Abraham Maslow. L’article où Maslow expose sa théorie de la motivation, A Theory of Human Motivation, est paru en 1943. Il ne représente pas cette hiérarchie sous la forme d’une pyramide, mais cette représentation s’est imposée dans le domaine de la psychologie du travail, pour sa commodité. Maslow parle, quant à lui, de hiérarchie, et il en a une vision dynamique.

La pyramide est constituée de cinq niveaux. Nous recherchons d’abord, selon Maslow, à satisfaire chaque besoin d’un niveau donné avant de penser aux besoins situés au niveau immédiatement supérieur de la pyramide. Sans surprise, on recherche par exemple à satisfaire les besoins physiologiques avant les besoins de sécurité : c’est pour cela que dans une situation où notre survie serait en jeu, nous sommes prêts à prendre des risques.

Besoins physiologiques

Nécessaires à la survie de la personne, ces besoins sont impérieux (respirer, boire, faire ses besoins, manger, dormir, se réchauffer, …) et peuvent l’emporter sur la conscience s’ils ne sont pas satisfaits.

Besoins de sécurité

On nomme besoins de sécurité ceux qui sont liés à l’aspiration de chacun d’entre nous à être assuré du lendemain physiquement comme moralement.

Besoins de reconnaissance et d’appartenance sociale

Il s’agit de la recherche de communication et d’expression, d’appartenance à un groupe.

Besoins d’estime

Besoin d’être respecté, de se respecter soi-même et de respecter les autres. Besoin de s’occuper pour être reconnu, avoir une activité valorisante qu’elle soit dans le domaine du travail, ou dans celui des loisirs.

Besoins d’autoréalisation

Besoin de poursuivre certains apprentissages avec l’implication du goût de l’effort, de connaître de nouvelles techniques et d’avoir des activités purement désintéressées. Besoin de communiquer avec son entourage et de participer, fût-ce modestement, à l’amélioration du monde.

La pyramide de Maslow

Le plan de vie client et la priorité des chantiers sur un site internet

Rappelons-nous qu’au tout début, la première fois, nous sommes tous de simples visiteurs. Nous avons des inquiétudes, des questions, des attentes. A priori nous ne sommes pas là pour rien, il y avait au moins les bribes d’une motivation. A cela Maslow répond, que les premiers besoins auxquels doit répondre le site sont les besoins physiologiques. Qu’est ce que cela signifie sur le Web ? Très simple. Pour que je puisse devenir visiteur d’un site, et que je l’utilise, il faut répondre à mes attentes physiologiques d’internaute : le site doit être accessible, ne doit pas planter, la bande passante doit être suffisante…

Un plan de vie client

Et maintenant que j’utilise le site, comment faire de moi un inscrit, un client, un client fidèle… Tout simplement en assurant la réponse aux besoins des couches suivantes de la pyramide de Maslow. Mais attention, il ne sert à rien de vouloir faire un site qui promet de changer le monde, si les besoins physiologiques (et autres) ne trouvent pas de réponse efficace.

Remarque : contrairement à ce qu’on pourrait percevoir de mon discours, il n’y a pas de correspondance exacte entre les besoins de Maslow et les niveaux d’un plan de vie client. De toute façon, sur chaque business, et chaque société, le plan de vie doit être adapté (il peut y avoir moins de niveaux), et les enjeux sont différents. Par contre la tendance est vraie. Pour avoir une relation étroite et forte avec mes clients, je dois répondre à des besoins supérieurs (et tous ceux inférieurs préalablement) dans la pyramide de Maslow.

Il s’agit donc de donner la priorité aux chantiers en fonction des niveaux qu’ils impactent dans la pyramide de Maslow. D’abord assurer un site accessible qui ne présente pas de problèmes techniques, ensuite mettre en avant des moyens de rassurer sur le niveau de sécurité des données et sur la pérennité du service. Ensuite, on pourra envisager d’amener des fonctionnalités de communication voire une stratégie communautaire. Enfin, une fois que tout le reste fonctionne, et si l’on souhaite fidéliser et créer des ambassadeurs (advocate) de la marque, il conviendra de donner au site une utilité plus transcendentale.

Je ne fais pas mes recherches sur Google mais sur VeoSearch car cela me permet de participer au financement d’une cause humanitaire

Pour amener le client dans une étape supérieure, il faut répondre à des besoins supérieurs par rapport à la pyramide de Maslow

Au final, Maslow nous apprend à développer un site qui respecte les fondamentaux et qui ensuite progresse pour répondre aux besoins supérieurs des visiteurs et ainsi les amener à avoir une relation plus étroite avec le site/la marque.

Converteo vous présente la conférence “Alchimie du Web(c) : Comment convertir les visiteurs de plomb en clients en or ?”

Converteo et Veosearch anime une conférence au forum e-marketing

Le mercredi 30 janvier, toute l’équipe Converteo sera présente au 2ème Forum E-Marketing sur l’ensemble de la journée pour vous rencontrer. Nous animerons également une conférence à partir de 14h45 sur la problématique de l’optimisation du taux de conversion, le sujet qui nous tient tant à coeur.

Amener l’internaute à être actif sur votre site nécessite de nombreux ingrédients : stratégie, marketing, ergonomie, copywriting… Tout le secret réside dans le dosage, fruit de bonnes pratiques et d’une rigueur méthodologique. Apprenez avec nous à transformer vos visiteurs de plomb en clients en or !

N’hésitez pas à vous inscrire, c’est par ici.

Nous aurons le plaisir d’accueillir dans le cadre de la conférence Guillaume Heintz et Arthur Saint-Père, les co-Fondateurs de Veosearch que nous avons accompagné dernièrement. L’idée est de faire un retour d’expérience qui démontrera l’intérêt d’avoir une réflexion globale pour améliorer les performances d’un site.

Plus d’informations sur Blog-Conversion d’ici la conférence.

Réseaux de Ciblage Comportemental

Le ciblage comportemental (ou Behavioral Targeting) fait beaucoup de buzz depuis quelques années, et particulièrement depuis que Facebook a lancé son projet Beacon. Certains y voient une méthode intelligente d’adresser du contenu ciblé aux internautes tandis que d’autres y voient une aberration totale, comme par exemple Jack Jia de E-commerce Times.

Jack prend l’exemple d’une femme achetant des habits pour ses enfants, une cravate pour son mari puis un cadeau pour sa sœur. Aucune cohérence dans les achats, créant un profil « schizophrène ».

Mère – Femme – Sœur

Un consommateur a trop de facettes, de rôles, de « profils » pour que l’on puisse lui proposer des offres adaptées un jour donné. Le ciblage est très aléatoire et a peu de chance de répondre aux attentes de l’internaute.

C’est mieux que rien diront certains. Et il semblerait qu’Amazon et Toys”R”Us soient de cet avis.

Un ami d’Anil Batra lui racontait avoir cherché des Lego sur le site de ToyRUs et aperçu quelques jour plus tard des produits Lego sur sa page d’accueil Amazon, dans la partie « Recommandations ». Il lui assurait n’avoir jamais fait de recherche Lego sur Amazon.

Les deux entreprises partageraient-elles leurs données sur les comportements de leurs clients ?

Anil Batra a donc fait l’expérience lui-même. Il a d’abord vérifié n’avoir aucun produits liés à la marque Lego sur sa page Amazon, est ensuite allé sur le site ToysRUs, a effectué une recherche Lego et est revenu sur le site d’Amazon. Rien n’était apparu. Il a vérifié les jours suivants et toujours rien.
Trois semaines plus tard, son ami lui reparle de cette histoire. Il revient donc sur Amazon, et que trouve-t-il ? Des recommandations pour des produits Lego…

S’agit-il ici d’un coup de chance ou d’un transfert de données entre les deux compagnies (Amazon et ToysRUs étant de toute façon partenaires) ?

Voici ce que nous pouvons trouver dans les mentions légales de ToysRUs:

« We may also utilize service providers to assist us in aggregating customer information. We may then share such aggregated information with prospective marketing partners and advertisers. »

Il est très fort possible que cela soit de la pure coïncidence, mais connaissant Amazon et son avance dans la personnalisation et le ciblage client, ce ne serait pas étonnant d’avoir ici affaire à un réseau de ciblage comportemental.

A vous d’essayer, et revenez dans trois semaines nous confirmer ou non cette histoire ! - ou comment faire revenir ses lecteurs ;)

C’est la grève … et la RATP donne l’exemple !

C’est ce court article de NetEco sur le site de la RATP (Transports Publics Ile de France) qui m’a donné l’idée d’aller voir comment la RATP informe ses clients sur l’état du trafic et à quel point celle-ci est capable d’adapter son site internet à la situation actuelle.

La problématique de la RATP est compliquée pour de multiples raisons :

  • Il faut prévoir une forte disponibilité de serveurs sur un nombre limité de jours
  • Il faut pouvoir proposer des informations relativement sûres pour ne pas faire de fausses promesses
  • Il faut savoir aller à l’essentiel
  • Il faut s’adresser à des utilisateurs partagés entre le désarroi et l’énervement …

Si l’on parle un peu conversion, c’est parce qu’il est ici question de confiance (une fois de plus), et que la confiance dans la RATP, la gestion de son trafic et la qualité de son site internet se joue aussi pendant ces jours de grève.

Et il me semble que le contrat est bien rempli… Lorsque j’entre l’adresse ratp.fr dans mon navigateur favori, un message apparaît discretement pour me faire patienter pendant le chargement de la page, celui-ci pouvant durer quelques secondes (éventuellement quelques dizaines de secondes).

Ratp

Une fois arrivé sur le site, je ne tombe plus sur la page d’accueil classique de la RATP. L’équipe Internet a su mettre de côté les informations inutiles à 95% des visiteurs pour se concentrer sur l’essentiel : la fréquence de chaque ligne. L’heure du dernier bulletin est rappelée pour montrer que l’information est rafraichie régulièrement. A bien y regarder, il n’y a quasiment pas un seul mot superflu. A noter la colonne de gauche qui rappelle les autres points de contacts possibles pour les clients: le numéro de téléphone, le site mobile… ainsi que les liens pour retrouver le site “classique” de la RATP.

Ratp

Le point-clé à retenir, c’est que le texte a souvent un impact fort lorsque le tri d’information est fait en amont par le responsable Internet, et d’autant plus lorsque le client recherche une information précise (information produit, lien de navigation, etc.). Il est souvent beaucoup plus rentable de mettre en avant - sans forcément avoir recours à des images au graphisme élaboré - la proposition qui convient à 95% des visiteurs, quitte à reléguer la suite sur des liens annexes. Comme le disait hier un responsable de site e-commerce avec lequel nous discutions, le site est comme un linéaire de supermarché qu’il faut savoir optimiser… et c’est ce pour quoi nous nous battons tous au quotidien ;-)

Bons d’achats & E-Commerce : quels impacts sur le chiffre d’affaires ?

Image FotoliaVoici un article très intéressant en provenance de chez Get Elactic concernant l’utilisation des bons d’achat par les consommateurs.

Saviez vous qu’aux Etats-Unis il s’achètera cette saison pour 25 milliards de $ de bons d’achats (en magasin ou en ligne) et que ces bons seront achetés par plus de 50% des américains de plus de 18 ans ?

Cela suffit à en faire une bonne raison d’implémenter ce type d’outils sur votre site internet. Mais il y en a d’autres: faire de la trésorerie positive, diminuer les coûts des ventes (un acheteur avec un bon d’achat est un utilisateur captif), et même encaisser directement environ 30% du montant des bons d’achat. Vous avez bien lu: les chiffres US montrent qu’environ 30% des bons d’achat achetés ne sont jamais utilisés ou finissent par expirer. Cela a représenté l’année dernière plus de 8Md $, et rien que 43M $ pour BestBuy, l’équivalent de la Fnac locale ! L’UFC-Que-Choisir américaine a même décidé de communiquer ces montants aux consommateurs pour leur faire prendre conscience des enjeux.

Bons d'achat et e-commerce

Les raisons à cela : manque de temps, désintérêt de l’acheteur pour les produits concernés par le bon d’achat… ou pire : faiblesse de l’offre ou même ruptures de stock sur les produits sélectionnés. Inutile de préciser qu’une mauvaise expérience avec un bon d’achat n’encouragera pas à revenir acheter sans ce petit plus ! L’autre point à noter, c’est que si ce bon avait été utilisé, le consommateur aurait quasi certainement dépensé plus que la valeur faciale du bon d’achat (cela dit, il faudrait vraiment que le complément soit suffisamment signicatif pour que le total “Bon d’achat + complément - Coût des produit” représente plus que la valeur du bon d’achat lui-même ;-) )

Si vous arrivez à éviter les problèmes de stock qui peuvent conduire à une mauvais expérience d’achat avec un bon, il y a tout de même fort à parier que la rentabilité des bons d’achat soit fortement positive - dans la mesure où les process de gestion des bons d’achat (mise en place technique, service client) ne vous coûtent pas trop.

A noter que certains petits malins ont bien cerné une frustration forte de la part d’une partie des bénéficiaires de bons d’achat… Il existe aujourd’hui une place de marché qui permet aux consommateurs de s’échanger leurs bons d’achat - surement pour les mêmes raisons que celle qui font que PriceMinister génère un énorme volume d’achat-vente de cadeaux de Noël… en janvier ;-)

Crédit Photo: Maria.P. - Fotolia.com

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