Revue de presse de fin de semaine : GA est-il suffisant à votre bonheur ? / Le web 2.0 et les avis / Des acheteurs qui font de plus en plus de recherches…

Business is Business. Pas beaucoup le temps de souffler et de se lancer dans des articles de fond en ce moment. Résultat, la liste d’articles sur lesquels j’aimerai rebondir connait l’inflation.

J’ai décidé d’agir, et en attendant de trouver le temps de faire une analyse sur l’ensemble des problématiques qui nous intéressent chez Blog-Conversion, je vous propose donc une revue de presse.

GA est-il suffisant à votre bonheur ?

Un article très intéressant d’Internet Retailer sur l’outil Google Analytics, un outil gratuit qui fait beaucoup de bien en termes d’évangélisation sur la web analyse et la performance web. En prime à la fin de l’article, une synthèse sur les forces et les faiblesses de cet outil.

Tracker les e-mailing avec Google Analytics

C’est gratuit, c’est facile à prendre en main, et en plus ça permet de tracker les envois de mails et les visites liées. SmartBiz vous expliquera comment le faire proprement dans un article très didactique et complet.

Les responsables de site veulent du web 2.0

Pour être plus précis j’aurai dû dire : “les responsables de site croient vouloir du web 2.0″. En effet, cet article d’Internet Retailer reprend une étude Adobe, et encore une fois, le web 2.0 est finalement réduit à des technologies. Le pire c’est que les dites technologies n’ont rien à voir avec le web 2.0 dans le sens où la plupart ne fait pas du web une plateforme. Personnellement, je pense que le web 2.0 c’est un mouvement qui vise à faire du web un espace d’échange dans lequel le contenu est principalement produit par les internautes, d’où la nécessité de transformer les sites en plateforme qui stockent et organisent. Ici, vous découvrirez que le web 2.0 inclut le zoom ou les vues alternatives d’un produit… ce qui à mes yeux n’a rien à voir avec le sujet. Il s’agit alors plutôt d’interface riche, et encore, les vues alternatives c’est plus un problème de coût de production que de technologies, et le zoom, c’est une fonctionnalité qui était possible dès les débuts du web, mais bon, si les gens croient que c’est du web 2.0, laissons les acheter et investir.

Multiplication des agrégateurs d’avis et des recherches toujours plus fines avant d’acheter

Plus en phase avec la notion de web 2.0, les avis utilisateurs et les agrégateurs de ces avis sont en train de connaître un développement important (article Indexel). Normal, puisque dans un autre article d’Internet Retailer, on apprend que nous passons de plus de temps à mener des recherches sur Internet en amont de nos achats.

Se lancer dans le e-commerce

Pas mal de bon sens, quelques bonnes questions, mais cet article de l’Entreprise ne vous dira pas tout pour autant sur la création d’une activité e-Commerce. J’aime beaucoup le paragraphe sur la nécessité de s’entourer de professionnels et la nécessité de se différencier pour exister.

Médiamétrie 2.0 : panel web plus important et toujours plus de crossmedia

Les usages changent, la consommation des médias est en mutation permanente… De mass marketing, on passe à du marketing plus ciblé, avec des audiences fragementées sur des canaux consommés en parallèle. Le crossmedia est devenu une réalité, et les panels n’avaient pas encore véritablement pris la mesure du problème. On apprend dans cet article de ZDNet que Médiamétrie veut se donner les moyens de corriger le tir, mais je ne pense pas pour autant qu’on puisse arriver à réconcilier les mesures sites centric avec les mesures des panels… Seule solution : la mesure individu centric, mais sommes nous vraiment prêts à accepter un traçage en continu ?

Merci à Leadshare pour nous avoir intégré dans sa cartographie emarketing

Le poster Leadshare décrivant l'univers de l'emarketingNous avons reçu il y a quelques jours un joli poster décrivant une partie de la galaxie des sites, services et blogs liés à la problématique du emarketing. Blog-Conversion trouve naturellement sa place dans le système solaire de la web analyse, un système tout jeune, dont nous serions les seuls représentants… Non, je vous assure que la vie existe ailleurs, et j’espère que la prochaine cartographie englobera encore plus de blogs et sites. Mais il faut du temps pour repousser les limites du connu et découvrir les milliers de planètes et systèmes qui naissent, se développent et meurent.

Je mets fin à la métaphore, et je vous invite à vous rendre sur le site de Leadshare pour demander votre poster.

Pour info, Leadshare est une agence e-marketing spécialisée dans la création de trafic et l’acquisition de clients qui propose aux acteurs leaders de l’internet deux grandes familles de produits :

  • Des solutions (Opérations mutualisées d’acquisition clients, Conseil en achats de mots clés, Plate-forme de partenariats) pour réaliser des opérations de recrutement et d’acquisition clients basées sur un coût mutualisé ou à la performance.
  • Des outils (Webdecoder, Icecards) innovants et puissants pour développer massivement la fréquentation d’un site et le nombre d’enregistrement d’une base de données.

Baromètre de l’e-commerce américain et lumière sur la baisse du taux de conversion

Via la newsletter d’ebusiness info que je lis quotidiennement, j’ai découvert il y a quelques temps déjà un article du Journal du Net qui annonçait la chute des taux de conversion des e-commerçants américains. Comme je n’aime pas rester sur des constats, j’ai décidé d’investiguer, surtout que la fin du paragraphe annonce que les e-commerçants se rejoignent sur le fait que la conversion est le premier domaine pour lequel l’analyse de données a de l’influence. Autant dire que l’étude citée représente un vrai intérêt pour comprendre les différences franco-américaines.

Première étape, retrouver l’étude originale d’e-Tailing Group. Version payante quasiment 600$, vous conviendrez qu’on pourra commencer par la version gratuite du communiqué de presse (c’est par là au format PDF). 5 pages de contenu, de quoi certainement trouver des pistes d’explication à cette baisse.

L’étude de l’e-Tailing Group est en fait un baromètre de l’e-commerce qui est reconduit pour la 7ème année consécutive auprès de 204 marchands. Les questions abordées concernent la performance business et la vision stratégique des e-commerçants aux USA.

En ces temps de crise de la consommation au pays de la croissance reine, l’étude conclut que les e-commerçants américains bataillent pas mal et adoptent une stratégie qui a fait le beau jour de l’Avare :

Quand il y a à manger pour huit, il y en a bien pour dix !

Vous aurez compris, qu’il s’agit de faire plus avec moins. Comment les Américains s’y prennent-ils ? En remettant tous leurs investissements à plat à la lumière du R.O.I.

Dans cette logique, l’étude s’intéresse tout d’abord à la fameuse question du coût d’acquisition client.

Coût d’acquisition client

Acquérir des clients est indispensable mais cela représente un coût. Dans le meilleur des mondes, le coût d’acquisition est inférieur à la marge générée par le panier moyen du premier achat et dès lors l’acquisition est rentable (sans repeat business, voire à ce titre la très bonne série d’articles sur le sujet chez Michel de Guilhermier). Dans un marché qui tend vers la maturité avec une crise de la consommation, les responsables de site veulent majoritairement que l’acquisition soit rentable ou à l’équilibre. C’est ce que décrit l’histogramme suivant, où on voit qu’en comparaison avec 2007, les e-commerçants acceptent de moins en moins d’acquérir des clients à un coût ne permettant pas de les rentabiliser avec le premier achat. Elle est loin l’époque où pour acquérir des parts de marché, les e-commerçants dépensaient sans compter… Presque 8 ans déjà.

Graphique représentant la diminution du nombre d'e-commerçants américains prêts à avoir une acquisition déficitaire

Les taux de conversion

Une autre partie de l’étude concerne cet indicateur clef, avec en prime une courbe de répartition des performances des e-commerçants. Naturellement, on retrouve quelque chose qui ressemble vaguement à une gaussienne, et comme vous l’aurez deviné en sachant que le taux de conversion moyen aux USA est de 2%, la pseudo gaussienne est centrée sur cette valeur.

Graphique représentant la répartition du nombre d'e-commerçants américains selon leur niveau de taux de conversion

L’étude attentive du graphique n’indique pas que le taux de conversion moyen ait obligatoirement baissé (attention à l’axe des abscisses, le pas n’est pas constant), mais il apparaît clair qu’il n’y a pas eu de progression et qu’on est plutôt dans une phase de stagnation avec une lutte ardue pour sortir son épingle du jeu. Le communiqué de presse ne précise pas quelle est la constitution de l’échantillon de sondés, mais en considérant juste que la répartition sectorielle et l’ancienneté diffèrent, on pourrait comprendre les différentes évolutions constatées.

Vous l’aurez compris, je suis un peu sur ma faim avec cette vulgaire “photo” à différents instants. J’aurai naturellement préféré qu’on demande aux e-commerçants quelle a été l’évolution moyenne de leurs taux de conversion… seule information vraiment pertinente. Ensuite, on ventile par secteur et ancienneté, et je suis sûr qu’on peut faire quelque chose de bien… A noter que 7% des e-commerçants américains ne connaissent pas leurs taux de conversion. Et oui, il est possible d’être e-commerçant et de ne pas surveiller son taux de conversion, mais bon, les malentendus, ça prend fin un jour.

En continuant la lecture du baromètre, on s’aperçoit que le précédent graphique est complété par un paragraphe concernant l’utilisation des données chiffrées et du testing. Les e-commerçants américains ont été invités à définir les problématiques sur lesquelles ils ont pu tirer le meilleur parti de leur webanalyse. Les grands gagnants sont la conversion, l’abandon du panier et le search marketing. Les autres chantiers évoqués et qui arrivent tout de suite après sont l’amélioration de l’expérience client, l’optimisation des landing pages des campagnes de liens sponsorisés, l’affinage des modes de navigation, l’augmentation du panier moyen. Un peu plus loin on retrouve l’identification d’opportunités de développement de nouvelles fonctionnalités, la réorganisation de l’arborescence, la diminution des retours produit et l’optimisation des landing pages des emailing.

La webanalyse apparait plus que jamais comme une démarche ancrée dans le mode de réflexion des e-commerçants américains. Je suis juste surpris que l’optimisation des landing pages des emailing arrive en dernière position : cela fait peut être bien longtemps qu’ils ont atteint le sommet de leur art ? Autre point, il semblerait que l’étude de la satisfaction client ne fasse pas parti de la webanalyse pour les e-commerçants américains, puisque l’identification d’opportunités de développement de nouvelles fonctionnalités apparaît assez loin alors que les études de satisfaction sont sur ce point très intéressantes.

Le merchandising

Le baromètre de l’e-Tailing Group s’intéresse également aux fonctionnalités de merchandising qui représentent le plus d’intérêt pour les e-commerçants américains. Voici le top 14 dans l’ordre.

Le top 14 des fonctionnalités de merchandising plébiscitées par les e-commerçants américains

On observe une prise de conscience de l’importance de maîtriser les fonctionnalités avant de les implémenter et d’en tirer profit. Dès lors, le top 14 fait apparaître des fonctionnalités “simples” à mettre en place et à gérer, pour pouvoir in fine maximiser le R.O.I.

La devise des e-commerçants américains : “keep it simple, efficient and effective”

L’avantage du baromètre c’est qu’on peut effectuer un suivi d’année en année, et sur cette question des fonctionnalités, e-Tailing Group observe systématiquement des effets de mode… Parmi les fonctionnalités qui n’apparaissent pas dans ce top 14 mais qui grimpent, le phénomène de socialisation du web pousse de plus en plus d’acteurs à s’intéresser aux avis et notations produit des clients.

Les fonctionnalités dites rich media ou liées au marketing viral restent pour leur part anecdotiques, car les e-commerçants ont constaté un intérêt limité en terme de R.O.I. (à noter la sublime blague sur le R.O.I. des interfaces riches, un article paru récemment dans lequel il n’y a aucun chiffre… c’est pas poli de citer des R.O.I. négatifs).

La fonctionnalité qui semble se dégager pour l’avenir semble être la personnalisation des interfaces et des offres avec pour pierre d’angle l’étude comportementale des clients. A suivre…

L’abandon du panier

Dans la lignée du très bon article d’Olivier Favre d’Innovablog sur l’abandon du panier, le baromètre fait part des initiatives prises par les e-commerçants pour diminuer le taux d’abandon. Avant d’observer les moyens sophistiqués, je vous invite à regarder votre site et à vous poser la question de la facilité d’ajout au panier. J’ai déjà accompagné des acteurs e-commerce chez lesquels, inconsciemment, la mise au panier avait été plus facilitée/mise en avant que la consultation de la fiche produit. Résultat, par défaut, le client ajoute le produit au panier alors qu’il n’a pas encore pu accéder à la fiche produit. Un tel phénomène peut polluer fortement les statistiques liées au taux d’abandon du panier.

Une fois cette considération prise en compte, on peut regarder plus attentivement les moyens mis en place :

  • Ouverture d’une pop-up avec une offre si achat dans la journée : 3%, en baisse d’un point par rapport à 2007
  • Envoi d’un email pour rappeler la présence d’un produit dans le panier : 14%, en progression de 3 points par rapport à 2007
  • Envoi d’un email pour rappeler la présence d’un produit dans le panier avec une offre : 10%, en baisse de 3 points par rapport à 2007
  • Envoi d’un email présentant des produits similaires : 6%, nouvelle pratique
  • Coup de fil personnel : 1%, nouvelle pratique… La limite de la version gratuite c’est que les résultats ne sont pas ventilés par secteur. On s’imagine assez bien rappeler quand le panier moyen est important, pour un livre la rentabilité est moins évidente

A noter que plus des 2/3 des e-commerçants ne relance pas le client en cas d’abandon du panier.

L’upgrade de la plateforme d’e-commerce

Le baromètre aborde également la question des plateformes e-commerce employées. Sans rentrer dans le détail, on se rend compte que 60% des e-commerçants américains envisagent de changer de plateforme au cours des 3 prochaines années. Le développement de fonctionnalités spécifiques rend les plateformes toujours plus difficiles à gérer dans le temps, et il arrive un moment où il devient plus simple d’effectuer une migration pour disposer sur la nouvelle version des fonctionnalités qui sont devenus entre les deux versions des standards.

Les “7 T” de l’e-tailing group

  • Tactical : déployez des stratégies cohérentes de la génération de trafic vers la fidélisation, de la recherche vers le contenu, en intégrant avec intelligence les outils et fonctionnalités qui amélioreront l’expérience client et qui permettront à vos clients de faire le bon choix
  • Tailor : si les sites d’e-commerce reposent sur des standards et des structures comparables, il n’empêche qu’il convient de concevoir une image sur mesure, en effectuant des choix différenciateurs et cohérents avec votre marque et votre cible
  • Tweak : offrez une expérience “simple, efficient and effective” de l’arrivée sur site jusqu’à la livraison
  • Target : faites des offres ciblés en utilisant toute la donnée dont vous disposez
  • Track : mesurez et observez les comportements de vos clients pour anticiper leurs besoins et les fidéliser
  • Test : le web est un canal mesurable, ne vous privez donc pas d’essayer sur des échantillons pour valider que vous atteindrez vos objectifs
  • Total experience : créez une relation de confiance avec vos clients pour développer vos ventes et rentabiliser votre société

A tous les monteurs de meubles IKEA…

Arrêtez de nous envoyer des lettres de désespoir dans le formulaire de contact de Converteo ;-)

Exemple :

J’ai commandé dans votre Ikéa de Bordeaux le 17.04.08 un meuble GRIMLE BUFF qui est arrivé aujourd’hui par transporteur Dans le colis il manque les 2 portes , les 2 fonds,et 2 étagères. Comment dois-je procéder.Merci de votre réponse sachant que j’ai déjà commencé à monter le meuble que j’attendais avec impatience et que je n’avais jamais eu aucun problèmes avec votre magasin.

Ceci pour exprimer simplement à quel point les consommateurs peuvent être frustrés, déçus, et ne pas forcément savoir quel est votre numéro de téléphone (avez-vous pensé à le mettre en évidence sur votre site ?) ou - tout simplement - où se cache votre formulaire de contact client !

L’agent virtuel, complément du Live Chat

Note : Blog-conversion a le plaisir d’accueillir en tant que blogueur invité Pascal Lévy Garboua, VP Business Development de Virtuoz, société française pionnière dans la création d’agents conversationnels. Pascal a été des premiers à commenter sur notre blog il y a plus d’un an et nous avait contacté suite à la parution de ce précédent article sur notre blog… Souhaitant aller plus loin et apporter des précisions, il nous parle aujourd’hui des avantages et des enjeux concrets de l’implémentation d’un agent sur un site Internet. Un grand merci à Florence Gailledreau qui a été extrêmement impliquée dans la rédaction de cet article.

Qu’est-ce qu’un agent virtuel intelligent ?

Parfois également appelés chatterbots, bots, agents intelligents, ou encore agents conversationnels, les agents virtuels sont des programmes capables de simuler une conversation avec un humain en chat (dialogue écrit instantané). Et par conséquent, suppléent efficacement une installation humaine en automatisant un grand nombre de tâches.

Une histoire

Si le concept ne date pas d’hier – le premier agent conversationnel, ELIZA, a été élaboré au MIT dès 1966 – il a fallu attendre le nouveau millénaire pour que les agents soient opérationnels et qu’ils s’infiltrent dans le secteur privé.

Ces agents, basés sur une technologie simple à base de mots clés, tels les chatterbots d’Encarta, réalisé par la société Colloquis sur Windows Live Messenger, ou Anna d’Ikea, réalisé par Artificial Solutions, ont apporté des exemples rudimentaires qui ont montré la voie à des solutions plus élaborées comme celles de VirtuOz incluant une dimension prédictive et une dimension métier verticale, permettant de réduire les temps et coûts de mise en place de l’agent et d’améliorer l’expérience utilisateur.

Le marché est aujourd’hui en pleine explosion, et l’implémentation d’un agent au sein de ses outils CRM assure aujourd’hui à l’entreprise un retour sur investissement conséquent : Chloé, prenant en charge près de 400 000 conversations mensuelles, économise à Neuf plusieurs centaines de milliers d’appels par mois ; Emma pour MMA, et Caro Line pour le Crédit Agricole permettent à leurs entreprises respectives une augmentation de 30% des ventes (sources internes MMA et Crédit Agricole).

L’agent virtuel, complément de Live Chat

Les agents virtuels peuvent être utilisés d’une multitude de façons. Selon les contextes et les entreprises, ils pourront être autonomes sur le site web, ou bien compléter un call center, un service client de messagerie instantanée, ou encore faire remonter aux outils CRM une information riche sur les clients.
Ce qui nous intéresse dans cet article est la complétion d’un service client par messagerie instantanée à l’aide d’un agent virtuel. Pour mettre en lumière comment chacun des outils s’interconnecte, nous reprenons chacune des parties du précédent article de blog-conversion, et détaillons les différences.

Le processus d’escalade

Avant de démarrer, un rapide rappel du fonctionnement du processus d’escalade : l’agent virtuel accueille le visiteur sur le site internet de l’entreprise, et tente de résoudre les problèmes que ce dernier rencontre. Dans une problématique de vente, il repère les clients à forte valeur ajoutée, et, par un système d’escalade, passe la main à un conseiller humain, transmettant également l’historique du client, afin que le passage s’effectue de la manière la plus fluide possible.

1. Où et quand proposer le service de messagerie instantanée ?

Comme dans le cas d’un service de messagerie instantané live chat, le choix de l’emplacement lors de la mise en place d’un service de messagerie instantané automatisé est crucial. Outre les techniques de web analyse mentionnées dans le précédent article de blog-conversion, il faut tenir compte de la nature de l’agent et du service qu’il offre afin de sélectionner l’emplacement idéal :
-En page « aide », l’agent pourra se proposer comme interlocuteur et limiter ainsi l’envoi d’emails au service client (http://assistance.neuf.fr/neuf/support/index.do) ;
- En page d’accueil, l’agent pourra assister le visiteur dans sa navigation au sein de sites complexes, et le conseiller sur les produits (www.banque-accord.fr).

Le choix de l’emplacement de l’agent dans le site se répercute sur son taux de conversations qualifiées (c’est-à-dire portant sur un problème dont la résolution fait partie de la mission de l’agent) : d’un emplacement à l’autre sur le même site internet, l’agent n’obtiendra pas le même accueil du visiteur/client. Par exemple, eBay a mis à disposition de ses visiteurs un agent en deux endroits différents du site :
- Louise Support, en page d’aide dans la rubrique « contactez-nous » : 84% de ses conversations concernent eBay, et 87% des conversations portant sur eBay permettent à l’internaute d’obtenir l’information qu’il recherche.
- Louise Proactive, en page « vente » : 99% des conversations portent sur eBay, et 99% des conversations concernant eBay sont un succès

2. A qui proposer le service et pour quels produits ?

Lors de l’implémentation d’un service de messagerie instantanée, vous cherchez la meilleure façon de maximiser la rentabilité de l’outil. Lors de l’implémentation d’un agent conversationnel, ayez le raisonnement inverse : il s’agit de chercher comment utiliser l’agent pour maximiser la rentabilité du service client.

L’agent est capable d’une part de mener un nombre illimité de conversations simultanément, et d’autre part de qualifier les visiteurs en combinant les informations dont il dispose (Il interroge la base de données de l’entreprise, il récupère les cookies, traces de passage antérieurs, mais surtout, il pose des questions qui lui permettent de cibler le problème). L’agent peut alors rediriger le client vers le parcours adapté, l’information qu’il recherche, ou le met en contact avec un conseiller humain. En d’autres termes, il s’assure que les clients utilisent les canaux adéquats, ce qui engendre une diminution de la frustration du client, qui trouve son information plus rapidement, ainsi qu’un décongestionnement du service client. Voici quelques unes des caractéristiques des centres de gestion de client qui gagnent à être upgradé avec un agent virtuel :
- Les gros calls center, dans lesquels - loi de Pareto oblige - 80% des questions posées constituent seulement 20% de la FAQ. Dans de tels cas, l’agent intelligent permet de soulager les calls center de ces 80% de mails sans valeur ajoutée, pour leur permettre de se concentrer sur les 20% de questions restantes. Rappelons au passage que la loi Châtel, votée en janvier et applicable dès juin 2008 interdira les numéros surtaxés lorsqu’il s’agit d’assister ou de renseigner les consommateurs sur le suivi de commande.
- Les entreprises offrant une très large gamme de services en ligne – les banques, par exemple, proposent de nombreux services qu’elles ont tout intérêt à rendre accessible en ligne à leur client : ces sites sont tiraillés entre deux besoins contradictoires ; rassembler tous les services sous un seul nom, pour des raisons marketing, et rendre le contenu accessible le plus rapidement possible à l’utilisateur, pour des raisons ergonomiques. L’agent conversationnel permet de rassembler les deux.

3. Contextualiser et humaniser la relation

Un agent virtuel est capable d’une part d’intégrer le vocabulaire de son entreprise et de le retranscrire dans la conversation, et d’autre part de se connecter à tout ou partie de la base, disposant ainsi de données précises sur le client qu’il conseille. De cette manière, il simule une expérience « guichet » riche. Ayant à faire à un interlocuteur unique, qui utilise les mêmes codes marketing que la boutique physique, le client se sent « comme au magasin ». Les chiffres sur la capacité d’humanisation de l’agent sont d’ailleurs éloquents : 70% des visiteurs terminent la conversation par « au revoir » ou « merci ».

4. Ne pas proposer le service quand il est inaccessible

En tant que robot, l’agent virtuel est, bien sûr, accessible à l’utilisateur en temps réel. De fait, il est capable de choisir en fonction des données temporelles la solution la plus adaptée pour le client : par exemple, en pleine nuit, il pourrait proposer l’envoi d’un email plutôt que de procéder à une escalade vers un conseiller humain.

5. Former un bon agent conversationnel

On a vu que, dans le cas d’un conseiller humain, la formation est cruciale. L’agent automatisé nécessite également un souci constant de la part de l’entreprise qui l’adopte.
Lors de la définition même de l’agent, de sa personnalité et de sa mission, l’entreprise qui choisit cette solution doit fournir un important travail de réflexion sur l’information qu’elle veut faire parvenir à ses clients, et l’image qu’elle souhaite renvoyer. Mais le travail ne s’arrête pas une fois l’agent implémenté. Dans un souci de perfectionnement constant de l’agent, l’entreprise confie souvent à un salarié le soin de consacrer une partie de son temps à « coacher » l’agent, à actualiser ses connaissances, à en définir de nouvelles.
La formation de l’agent s’effectue en plusieurs étapes : après un entraînement intensif en interne, l’agent est capable de répondre à 60% des questions qui seront posés par les utilisateurs réels. La seconde étape consiste donc à mettre l’agent à disposition d’un petit pourcentage d’utilisateurs pendant une à plusieurs semaines, afin que celui-ci soit entraîné « sur le terrain ». Lorsque ce dernier entraînement est fini, l’agent est capable d’apporter la solution à 80% des questions des utilisateurs (moyenne de la réussite observée chez les agents VirtuOz, toutes problématiques confondues).

6. Répondre aux clients ASAP

C’est sans doute là que la force de l’agent se fait le plus sentir. Fini, les délais d’attente téléphonique, les blancs de conversation, etc. Le client obtient sa réponse instantanément (le délai d’attente pour une réplique est de moins d’une seconde) et l’entreprise évite ainsi l’abandon mentionné dans le précédent article.

7. Ne pas faire durer la communication plus que de raison

Avec un agent virtuel, la gestion de la durée d’une conversation a moins d’importance qu’avec un conseiller humain en live chat : l’agent n’étant pas contraint par un timing particulier, le client est libre de faire durer le dialogue autant de temps qu’il le souhaite. En outre, l’une des caractéristiques de l’agent virtuel est d’être proactif. Ainsi, selon les stratégies déterminées par l’entreprise, il saura toujours orienter la conversation en fonction des besoins du client et des objectifs de l’entreprise.

8. Ne pas limiter le nombre de conversations simultanées par des contraintes de coût

Aucune limite n’est évidemment nécessaire au nombre de conversations d’un agent virtuel. En revanche, il faudra étudier avec soin la manière dont l’agent procède à l’escalade vers un conseiller humain, afin d’optimiser la gestion du temps de ceux-ci. Tenant compte de la loi de Pareto susmentionnée, s’agira de sélectionner quelles sont les 80% de connaissances que prendra en charge l’agent, et quelles sont les 20% qui nécessiteront un traitement humain.

9. L’Agent de support, vente et taux de conversion

Un agent de support, donc non spécialisé dans la vente, peut et doit avoir un impact direct sur le taux de conversion, s’il est bien utilisé. En effet, oser utiliser les services en ligne est directement lié à la facilité à naviguer sur le site, et à appréhender l’offre d’une marque quelle que soit la taille de cette offre. Comme nous l’expliquions plus haut, l’utilisation d’un agent est surtout rentable pour les sites dont l’offre, très large, pose un vrai problème d’ergonomie, qui incite à sans cesse à chercher des moyens plus efficaces de gérer la relation avec les clients.

Il existe plusieurs manières d’optimiser ses ventes à l’aide d’un agent conversationnel :

1. Compléter la navigation à l’aide d’un agent

L’agent permet à l’internaute paresseux et/ou peu initié à l’informatique de contourner les moyens de recherche classiques et parfois fastidieux (moteur de recherche, FAQ, navigation par le plan du site) pour poser simplement sa question en langage naturel. C’est notamment ce qu’a fait Banque Accord, en plaçant Béa sur la page d’accueil. Si la question n’est pas claire, Béa se charge de proposer ou demander une reformulation, jusqu’à comprendre la demande de l’internaute et lui ouvrir la page qu’il recherche.

2. Apporter l’information au moment stratégique
Savoir à quel moment précis du parcours client il est nécessaire d’apporter l’information, afin de prévenir l’abandon, impacte également sur le taux de conversion. Cela nécessite une bonne connaissance de sa cible, et une analyse précise du comportement de ses clients. eBay a tout d’abord implémenté son agent Louise au sein de la rubrique d’aide. Les mesures effectuées à partir des conversations de cet agent ont permis de mettre en évidence la demande d’information au sujet de règles spécifiques à la vente et l’achat. Les équipes VirtuOz et eBay ont travaillé ensemble pour rendre Louise apte à prendre en charge cette demande de manière proactive. Louise a été ensuite placée en page « Vente », traitant ainsi les demandes des clients en amont, avant que les problèmes surviennent. Louise constitue désormais un véritable terrain de recherche et développement en amélioration et interfaçages avec les autres outils CRM. Avec 88% des problèmes utilisateurs résolus immédiatement au cours de la conversation, Louise gère aujourd’hui plus de 30% des contacts entrants vers eBay.fr.

Page suivante »